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Par Jude Atemanke

Les membres de la Nigeria Catholic Diocesan Priests’ Association (NCDPA) exerçant leur ministère dans le diocèse de Makurdi ont rejeté la décision du gouvernement fédéral d’inclure l’État de Benue dans la mise en œuvre pilote d’une politique nationale d’élevage en ranch, avertissant que cette initiative pourrait menacer les terres ancestrales et la sécurité de communautés déjà touchées par des violences prolongées.

Dans une déclaration intitulée « Notre terre n’est pas à vendre ! », publiée jeudi 13 août, le Président de la NCDPA dans le diocèse de Makurdi, le Père Joseph Terfa Beba, a exprimé l’opposition de l’association au projet du gouvernement.

Le Père Beba a déclaré que les prêtres étaient « fortement et sans équivoque » opposés à l’inclusion de Benue dans l’initiative d’élevage en ranch du gouvernement fédéral, mise en œuvre dans un premier temps dans la Wase Grazing Reserve, dans l’État voisin de Plateau.

Il a souligné que les terres ancestrales de l’État ne devaient pas devenir l’objet de négociations susceptibles de porter atteinte aux droits des communautés autochtones.

« Notre terre n’est pas à vendre et n’a jamais été à vendre », a déclaré le Père Beba.

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Il s’est également inquiété de ce qu’il a décrit comme l’exclusion apparente du gouvernement de l’État de Benue du processus décisionnel.

« Si les dirigeants élus de l’État de Benue avaient été véritablement consultés, nous pensons qu’ils n’auraient jamais consenti à un quelconque arrangement susceptible de porter atteinte aux droits, à la dignité, à la sécurité et au patrimoine ancestral de notre peuple », a déclaré le Père Beba.

L’élevage en ranch ne doit jamais devenir un instrument d’accaparement des terres

Le Président de la NCDPA a déclaré que la proposition était particulièrement préoccupante compte tenu de l’insécurité qui sévit dans les communautés de Benue, où les populations ont subi des meurtres, des déplacements et des destructions.

« Nous ne pouvons accepter une politique imposée à un peuple dont les communautés ont subi des meurtres, des déplacements, des destructions et une insécurité prolongée », a déclaré le Père Beba.

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Il a mis en garde contre toute politique d’élevage en ranch qui pourrait prétendument être utilisée pour faciliter l’acquisition de terres ou l’installation permanente de populations au détriment des communautés autochtones.

« L’élevage en ranch ne doit jamais devenir un instrument déguisé d’accaparement des terres, d’occupation forcée ou de déplacement permanent des communautés autochtones », a déclaré le prêtre catholique nigérian.

Il a exprimé son soutien à Mgr Wilfred Chikpa Anagbe, évêque du diocèse de Makurdi, qui a dénoncé à plusieurs reprises l’insécurité et ce qu’il considère comme des menaces contre les terres ancestrales des communautés de Benue.

« Mgr Wilfred Chikpa Anagbe a constamment et courageusement dénoncé cette injustice, le silence coupable et tout agenda qui menace les terres ancestrales de notre peuple », a déclaré le Père Beba.

Il a ajouté : « Il n’y aura pas de retour en arrière tant que nous aurons encore un souffle de vie. »

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Le Père Beba a appelé le gouvernement fédéral à consulter le gouvernement de l’État de Benue, les autorités traditionnelles et les responsables communautaires avant de mettre en œuvre toute initiative d’élevage en ranch dans l’État.

Il a également exhorté les autorités à veiller à ce que les personnes déplacées par les violences puissent d’abord retourner en toute sécurité dans leurs communautés ancestrales et récupérer leurs maisons et leurs terres.

« Nous appelons donc le gouvernement fédéral du Nigeria à respecter les droits constitutionnels du peuple de Benue, à engager d’abord de manière transparente le gouvernement de l’État, les autorités traditionnelles et les responsables communautaires », a déclaré le Président de la NCDPA.

Il a souligné que les discussions concernant les structures d’élevage existantes ne devraient avoir lieu qu’après que les communautés déplacées auront pu rentrer chez elles en toute sécurité.

Père Paul DAH