Réunis à Koumi, dans l’archidiocèse de Bobo Dioulasso, du 12 au 17 janvier 2026, les évêques du Burkina Faso et du Niger ont tenu leur deuxième Assemblée Plénière Ordinaire de l’année pastorale 2025 – 2026 au Grand Séminaire Saint Pierre Claver. Au terme des travaux, le Président de la conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Gabriel Sayaogo, a souligné que «la formation sacerdotale ne peut se concevoir sans un solide travail d’équipe».
Yvette Hien – Burkina Faso
Cette rencontre, consacrée à la vie des grands séminaires, a revêtu une dimension particulière avec la célébration du 90ᵉ anniversaire du Séminaire Saint Pierre Claver, «signe de fidélité et de maturité ecclésiale». Les évêques ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion entre les formateurs, «afin de constituer de véritables équipes éducatives, unies autour d’un recteur et capables de porter une vision commune de l’Église». Cette approche vise à favoriser une formation intégrale, attentive aux dimensions humaines, spirituelles, intellectuelles et pastorales du futur prêtre. «Pour éduquer un enfant, il faut tout un village», a rappelé le président de la conférence, Mgr Gabriel Sayaogo, en citant le pacte éducatif global du pape François. Une réalité qui s’applique avec encore plus de force à la formation dans les grands séminaires.
Redonner au sacerdoce son sens de service
Les évêques ont également exprimé leur préoccupation face à certaines dérives dans la compréhension du sacerdoce. Ils ont rappelé que le prêtre n’est ni un roi ni un patron, mais un guide au cœur de la communauté chrétienne, appelé à travailler en communion avec les laïcs. Cette vision s’inscrit dans une Église synodale, où chacun trouve sa place dans la coresponsabilité.
Vers une plus grande autonomie des séminaires
Un autre enjeu majeur abordé au cours de cette assemblée est l’autonomie financière des séminaires. Si l’aide extérieure demeure précieuse, elle est appelée à diminuer progressivement, ont reconnu les évêques. Ils encouragent donc une prise en charge locale plus importante, tant au niveau matériel que dans la formation du personnel. Les communautés chrétiennes sont ainsi invitées à s’engager davantage dans cette responsabilité.
Un engagement au service du peuple de Dieu
Les évêques ont aussi réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue afin de garantir une formation sacerdotale de qualité, adaptée aux réalités locales et fidèle à la mission de l’Église. L’enjeu est de former des prêtres enracinés dans la communauté, disponibles pour le service du peuple de Dieu et capables de répondre aux défis pastoraux d’aujourd’hui et de demain, ont affirmé les prélats.
Décisions et orientations
Au terme des travaux, plusieurs décisions ont été adoptées, notamment la tenue régulière de l’Assemblée Plénière de novembre à Bobo Dioulasso; l’adoption d’orientations claires pour renforcer la formation des futurs prêtres; la réflexion sur l’auto prise en charge des séminaires ; l’organisation des rencontres fraternelles avec les recteurs, les formateurs et les séminaristes, «marquées par des messages d’encouragement et de reconnaissance mutuelle»; l’engagement à consolider les réalisations institutionnelles de l’Université Saint Thomas d’Aquin (USTA), établie comme université catholique de référence au Burkina Faso et dans la sous-région; enfin l’organisation d’une visite fraternelle aux archevêques émérites, en témoignage de la communion et de la fraternité entre pasteurs.
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