CERAO
BURKINA FASO
- Le Petit Séminaire Saint François de Sales de Pabré a célébré, le 24 janvier, la clôture de son jubilé du centenaire par une messe solennelle présidée par Mgr Prospère Kontiébo, archevêque de Ouagadougou. Fondé en 1925 par Mgr Joanny Thevenoud, premier établissement du genre au Burkina Faso, le séminaire est reconnu comme une pépinière de vocations et de cadres au service de l’Église et de la nation. La célébration, marquée par la présence de nombreux évêques, prêtres, anciens élèves et autorités civiles, a été l’occasion de rappeler l’apport historique du séminaire, qui a formé près de 3 800 élèves en cent ans. Le Pape Léon XIV, par un message transmis par le nonce apostolique, a salué l’institution comme un « foyer de culture humaine, spirituelle et sociale », exprimant sa proximité avec le peuple burkinabè confronté à de graves défis.
Mgr Kontiébo a exhorté les fidèles à soutenir les vocations, adapter la formation aux réalités actuelles et assurer l’autonomie du séminaire. À l’aube de son second centenaire, l’établissement est appelé à demeurer « un signe d’espérance et un instrument de la mission de l’Église au Burkina Faso ».
- Pèlerinage diocésain de Dingasso, une marche vers le centenaire : Le 25 janvier 2026, des milliers de fidèles de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso ont participé au 38ᵉ pèlerinage marial de Dingasso, placé sous le thème : « Église Famille de Dieu à Bobo-Dioulasso, marchons avec Marie vers notre premier centenaire ». La célébration eucharistique, présidée par Mgr Laurent Birfuoré Dabiré pour sa première participation, a été marquée par le lancement du jubilé d’eau et l’ouverture du parcours jubilaire triennal en vue du centenaire de l’évangélisation en 2028.
Dans son homélie, l’archevêque a invité les fidèles à renforcer la communion fraternelle, l’auto-prise en charge et le zèle missionnaire, rappelant que le Seigneur n’abandonne jamais son peuple. Ce pèlerinage, vécu comme une démarche de foi et d’espérance, a porté des intentions de paix et de cohésion sociale pour le Burkina Faso.
CÔTE D’IVOIRE
L’archidiocèse de Bouaké a perdu un prêtre joyeux et fidèle à son sacerdoce
Un triste vent souffle sur l’archidiocèse de Bouaké depuis le vendredi 30 janvier 2026. Selon un communiqué officiel, le Révérend Père Éric Konan Kouassi est décédé au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Bouaké.
Prêtre de l’archidiocèse, le Révérend Père Éric Konan Kouassi laisse le souvenir d’un serviteur bon, joyeux et fidèle à son sacerdoce. Il était reconnu pour son engagement pastoral.
Son rappel à Dieu plonge Mgr Jacques AHIWA, Archevêque Métropolitain de Bouaké et la communauté catholique dans une grande consternation. Que reste-il à faire si ce n’est prier ? Dans un message adressé aux fidèles, l’archidiocèse a exprimé sa profonde compassion à l’endroit des familles religieuse et biologique du défunt, tout en appelant à une mobilisation spirituelle pour le repos de son âme. À en croire la note d’information, le programme des obsèques sera donné dans pas longtemps.
La 128ᵉ Assemblée plénière de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire (CECCI) s’est tenue du 20 au 25 janvier 2026 dans le diocèse de San Pedro. Elle s’est conclue par un appel à une « authentique réconciliation » dans la société ivoirienne, avec une messe solennelle à la cathédrale Saint-Pierre. Les évêques ont souligné l’importance de la conversion personnelle et collective pour avancer vers une paix durable.
Gambie, Liberia et Sierra Leone : vers une conférence épiscopale unifiée
Réunis en assemblée plénière à Makeni du 18 au 25 janvier, les évêques de Gambie et de Sierra Leone ont décidé de fusionner leur conférence interterritoriale (ITCABIC) avec celle du Liberia (CABICOL), en attente de l’approbation du Vatican. La nouvelle instance portera le nom de Conférence des évêques catholiques de Gambie, du Liberia et de Sierra Leone (CBCGLS) et adoptera la devise « Marcher ensemble ».
Mgr Gabriel Mendy, évêque de Banjul, a souligné que cette union vise à raviver la collaboration passée et à offrir un témoignage prophétique d’unité. Les évêques ont également convenu de répartir la formation : philosophie au Liberia, théologie en Sierra Leone et année spirituelle en Gambie.
GHANA
Un prêtre appelle les charismatiques à une vie chrétienne authentique
- Lors du Dimanche de la Parole de Dieu, célébré le 25 janvier à Accra, le père Filton Mensah a exhorté les membres du Renouveau charismatique catholique à incarner une foi crédible et transformante. Il a appelé à un « renouveau, réveil et restauration » dans la vie chrétienne, dénonçant les doubles standards et les pratiques rituelles déconnectées de la responsabilité morale.
Le prêtre a souligné que la conversion doit se traduire par une croissance personnelle, marquée par l’amour, la miséricorde et le pardon. Il a également mis en garde contre les distractions numériques et encouragé une lecture quotidienne des Écritures, rappelant que chaque croyant est envoyé pour vivre et témoigner de l’Évangile dans la société.
- Du 21 au 24 janvier 2026, une rencontre importante s’est tenue à Accra où les membres du Comité permanent du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM) ont débattu et approuvé le Plan stratégique 2025-2028. Ce plan guidera l’action pastorale, sociale et missionnaire de l’Église catholique sur le continent pour les trois prochaines années, renforçant la coordination continentale des conférences épiscopales.
NIGERIA
- Mgr Kaigama appelle à l’unité face aux divisions : Lors de la clôture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le 25 janvier à Abuja, Mgr Ignatius Kaigama a exhorté les Nigérians à dépasser les clivages politiques, religieux et ethniques qui alimentent la violence et l’instabilité. L’archevêque a insisté sur l’urgence de la repentance et sur la nécessité de privilégier ce qui unit plutôt que ce qui divise. Il a invité les fidèles, les responsables politiques et les chefs traditionnels à condamner le fanatisme et le sectarisme, rappelant que « notre apostolat sera une force puissante s’il provient d’une Église unie ». Mgr Kaigama a également souligné que l’unité ne signifie pas uniformité, mais fidélité au Christ, appelant à prier pour une communion visible entre les Églises et à reconnaître la richesse de la diversité comme un don pour le Royaume de Dieu.
- Les jeunes catholiques appelés à protéger l’environnement À l’approche de la fête de saint Jean Bosco, les Salésiens de Don Bosco de l’archidiocèse d’Abuja ont invité les jeunes catholiques à prendre leurs responsabilités dans la protection de l’environnement. Le père Augustine Njoku a rappelé que le respect de la nature est un devoir civique et ecclésial, insistant sur le recyclage comme moyen de durabilité et d’autonomisation. Lors d’une marche de prière et de service, le père Oseromore Okoh a souligné que cette initiative s’inscrit dans la spiritualité catholique et l’héritage de saint Jean Bosco, en lien avec l’appel du pape François à une « conversion écologique ». Les jeunes ont été décrits comme des « protagonistes clés » de la défense de l’environnement, capables de sensibiliser et d’agir grâce à leur énergie et leurs outils technologiques. La coordinatrice de l’événement, Mme Damaris Uja, a mis en garde contre les effets de la déforestation et de la négligence environnementale sur le climat local, appelant à une prise de conscience collective.
- Mgr Kukah dénonce le dilemme des prêtres dans un pays « brisé »Dans un podcast diffusé le 28 janvier, Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque de Sokoto, a décrit le Nigeria comme un « environnement dysfonctionnel » où les prêtres sont critiqués autant pour leur silence que pour leurs prises de parole face aux injustices. Il a souligné que les hommes de Dieu ne peuvent rester passifs dans un contexte marqué par l’insécurité, les enlèvements et les meurtres. L’évêque, connu pour son franc-parler, a regretté que ses propos sur la persécution des chrétiens aient été mal interprétés, rappelant que les violences touchent aussi des musulmans. Il a imputé la crise actuelle aux failles structurelles de l’État, à la corruption et à l’inefficacité, estimant que les dirigeants portent une part de responsabilité dans l’explosion des violences. Pour lui, le ministère sacerdotal au Nigeria exige un engagement unique, au service d’un peuple confronté à des défis graves et persistants.
- NIGER : Attaque contre l’aéroport de Niamey où sont stockées mille tonnes d’uranium. Dans la nuit du 28 au 29 janvier, l’aéroport Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque menée par un groupe armé inconnu. De violents échanges de tirs ont eu lieu pendant près de deux heures avant le retour au calme. L’aéroport, qui abrite une base militaire stratégique et des entrepôts contenant environ mille tonnes d’uranium confisquées par la junte, est au cœur d’enjeux sécuritaires et géopolitiques. Cet assaut a été revendiqué par le JNIM, l’un des groupes djihadistes les plus actifs dans la région. Cette attaque met en lumière la fragilité sécuritaire autour de cargaisons sensibles et des installations militaires partagées par les forces nigériennes, russes et occidentales.
- AFRIQUE
ANGOLA : les séminaristes saluent la visite du pape Léon XIV comme un signe d’espérance. À l’approche de la visite pastorale du pape Léon XIV en Angola, les séminaristes du pays expriment leur joie et leur espérance. Pour eux, cette rencontre constitue une source de renouveau spirituel et un encouragement à persévérer dans leur vocation. Ils voient dans la présence du Saint-Père un signe fort de proximité et de soutien à l’Église locale, appelée à témoigner de l’Évangile dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et pastoraux.
TCHAD : le cardinal Ambongo rappelle l’actualité d’Ecclesia in Africa
À N’Djamena, lors de l’ouverture de la 13ᵉ Assemblée plénière de l’ACERAC, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du SECAM, a affirmé que la vision d’« Église famille de Dieu » proposée par Jean-Paul II dans Ecclesia in Africa reste « plus urgente que jamais » trente ans après sa publication.
Il a invité l’Église en Afrique centrale à approfondir trois priorités pastorales : la formation d’artisans de paix, le renforcement du gouvernement pastoral synodal et l’engagement social prophétique. Pour le cardinal, cette exhortation demeure une feuille de route pour bâtir une Église enracinée dans l’amour, la justice, la réconciliation et la paix.
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CITE DU VATICAN
- Ouvert en 1962 par Jean XXIII, le Concile Vatican II a suscité dès ses débuts une large couverture médiatique mondiale, présenté tour à tour comme un « geste historique » (Le Figaro), un « Concile de l’espérance » (SRF) ou encore « l’initiative la plus courageuse d’un Pape » (Corriere della Sera). Les médias ont façonné une image du Concile parfois différente de celle vécue par les Pères, ce que Benoît XVI a qualifié de « Concile des journalistes », plus dominant que le Concile réel, mais progressivement dépassé par la véritable force spirituelle de l’événement.
Aujourd’hui, le Pape Léon XIV invite à relire les documents conciliaires pour en redécouvrir la prophétie et l’actualité, et à laisser les médias contribuer à cette redécouverte dans le respect de leur sens authentique. Vatican II demeure ainsi une source vivante de renouveau pour l’Église et un appel à porter l’Évangile au monde avec confiance et espérance.
- Le pape Léon XIV appelle à des orientations doctrinales claires
Le 29 janvier, lors de la session plénière du Dicastère pour la doctrine de la foi, le pape Léon XIV a exhorté ses membres à offrir des repères clairs face aux nouveaux défis, dans un contexte marqué par le déclin de la croyance religieuse. Il a salué leur mission de sauvegarder l’intégrité de la foi et de la morale, en rappelant l’importance de documents récents sur la dignité humaine, l’intelligence artificielle et le mariage. Le Saint-Père a insisté sur l’urgence de transmettre la foi avec clarté et rapidité, afin d’éclairer les fidèles et soutenir les évêques et théologiens dans leur mission. Il a déploré que de nombreux jeunes vivent sans référence à Dieu ni à l’Église, et a remercié le dicastère pour son service humble et discret au cœur de ce « changement d’époque »
- La restauration de la Grotte de la Nativité, «un puissant signe d’espérance»
Une première depuis 600 ans, le lieu de naissance du Christ va être restauré. Les travaux confiés à une entreprise italienne sont imminents, prévus pour la fin du mois de janvier. L’annonce a été faite la semaine dernière par un communiqué conjoint de la Custodie de Terre Sainte, du Patriarcat grec-orthodoxe et du Patriarcat arménien orthodoxe, tous trois gardiens de ce lieu saint. Entretien avec le père Frédéric Masson, curé syriaque catholique de Bethléem.
- Nomination d’un nouveau nonce apostolique en République du Congo
Le 28 janvier, le pape Léon XIV a nommé Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo, 54 ans, nonce apostolique en République du Congo, l’élevant au siège titulaire d’Ilta avec la dignité d’archevêque. Originaire du Burkina Faso, ordonné prêtre en 2000 pour le diocèse de Ouahigouya, il est le premier docteur en Sainte Liturgie de son pays. Ancien officiel de la Secrétairerie d’État et secrétaire particulier du cardinal Pietro Parolin, Mgr Ouédraogo a également contribué à divers organismes ecclésiaux et parle plusieurs langues, dont le français, l’italien, l’anglais et l’allemand.
- ACTU RELIGIEUSE DU 24 AU 31 JANVIER 2026 - 31 janvier 2026
- Les membres de la Conférence épiscopale catholique interterritoriale (ITCABIC) de Gambie et de Sierra Leone, qui se sont réunis pour leur assemblée plénière du 18 au 25 janvier dans le diocèse catholique de Makeni, en Sierra Leone, ont décidé de fusionner avec leurs homologues du Liberia. - 31 janvier 2026
- « Renouveau, réveil et restauration » : un prêtre exhorte les charismatiques du Ghana à un témoignage chrétien crédible - 31 janvier 2026

