L’Église catholique de Guinée-Bissau a annoncé son intention de consacrer la collecte du Carême 2026 au soutien des structures qui accueillent les femmes et les enfants vivant dans des situations de grande vulnérabilité, également appelées « maisons des mères » dans le pays.
Dans une lettre pastorale commune publiée mercredi 4 février, Mgr José Lampra Cá et Mgr Victor Luís Quematcha, évêques respectivement des diocèses de Bissau et de Bafatá, ont souligné que le Carême est « un temps de grâce, de conversion du cœur et de partage concret ».
« Cette année, la collecte de Carême de nos diocèses sera consacrée au soutien des Maisons des mères », ont déclaré les évêques catholiques.
Selon les évêques catholiques, la décision de soutenir les Maisons des mères représente « un signe concret d’attention, de protection et d’espoir pour les femmes », dont beaucoup sont enceintes ou ont de jeunes enfants, et vivent dans des situations d’abandon, d’extrême pauvreté ou de risque social.
« Prendre soin des mères, c’est prendre soin de la vie. Soutenir les mères, c’est garantir un avenir plus digne à leurs enfants et à toute notre société », ont déclaré les dirigeants de l’Église catholique.
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Ils ont souligné que la foi chrétienne doit se traduire par des gestes simples, mais remplis d’amour et de responsabilité envers les plus vulnérables.
Les Maisons des Mères, supervisées par l’Église catholique à travers les diocèses et Caritas, en collaboration avec des congrégations religieuses et des agents pastoraux, offrent un refuge, un accompagnement humain et spirituel, ainsi qu’un soutien de base aux femmes et aux enfants en situation de vulnérabilité.
Les foyers pour mères accueillent les femmes enceintes en situation de risque, leur offrant des soins médicaux, un suivi prénatal, de la nourriture et des conseils en matière de santé, garantissant ainsi des conditions sûres pour l’accouchement et réduisant la mortalité maternelle et infantile.
Ces foyers sont principalement situés en dehors de la capitale, dans des villes telles que Bafatá, Gabú, Catió et Buba, où les femmes des zones rurales ont plus de difficultés à accéder aux hôpitaux et aux maternités.
Dans leur message, les évêques catholiques ont fait référence au pape François, soulignant que « la charité n’est pas une théorie, mais une pratique concrète de l’amour qui nous rapproche de ceux qui souffrent ».
Ils ont également cité sainte Teresa de Calcutta, qui a dit : « Nous ne pouvons pas tous faire de grandes choses, mais nous pouvons faire de petites choses avec un grand amour ».
Les évêques Lampra Cá et V Quematcha soulignent en outre que le geste de Carême de cette année dans le pays exprime l’esprit de solidarité africaine et chrétienne, rappelant un proverbe africain qui dit : « Quand les mains du village travaillent ensemble, aucune assiette ne reste vide ».
Pour les évêques catholiques, le partage solidaire n’appauvrit jamais celui qui donne, mais génère une nouvelle vie, « comme la graine qui meurt pour porter du fruit ».
Dans leur lettre pastorale, les dirigeants de l’Église catholique ont remercié le peuple de Dieu pour sa générosité au cours de l’année écoulée.
Ils ont invité chaque fidèle, chaque famille et chaque communauté à vivre le Carême « non pas comme une simple obligation, mais comme un véritable acte d’amour, de foi incarnée et de coresponsabilité chrétienne, en leur rappelant que même ce qui est petit, lorsqu’il est offert sincèrement, a de la valeur ».

