Par Nicholas Waigwa
Kigali, 04 août, 2026 / 11:43 (ACI Africa).
La Présidente de l’Association catholique mondiale pour la communication (SIGNIS Monde) a souligné la nécessité pour les communicateurs catholiques de renforcer leur collaboration afin de répondre aux opportunités et aux défis que présente l’intelligence artificielle (IA).
Dans son allocution d’ouverture prononcée le mardi 4 août, lors de l’ouverture du tout premier Congrès mondial de SIGNIS organisé en Afrique, Helen Osman a averti que les rapides mutations technologiques interviennent à un moment où la démocratie, la liberté d’expression, l’environnement et la dignité humaine sont soumis à des pressions croissantes.
« Nous avons besoin d’un solide réseau de communicateurs engagés à transformer nos cultures à la lumière de l’Évangile et à promouvoir la dignité humaine, la justice et la réconciliation », a déclaré la Présidente de SIGNIS Monde lors de l’ouverture de cet événement qui se tient du 3 au 8 août dans l’Archidiocèse catholique de Kigali, au Rwanda.
Elle a ajouté : « Notre travail quotidien est profondément transformé par la révolution de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui plus que jamais, dans un monde où la démocratie, la liberté d’expression – qu’il s’agisse de la liberté religieuse ou de la liberté de la presse –, l’environnement et notre compréhension de la dignité de la personne humaine sont tous soumis à d’énormes pressions. »
Mme Osman, qui est intervenue par visioconférence en raison de ce qu’elle a qualifié de « graves préoccupations familiales », a exprimé sa solidarité avec les plus de 300 communicateurs catholiques issus de plus de 40 pays répartis sur les cinq continents qui prennent part à ce Congrès de six jours.
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Elle a présenté cette rencontre comme une occasion de renforcer la collaboration entre les communicateurs catholiques et les institutions du Vatican, exprimant sa gratitude envers le Dicastère du Vatican pour la Communication et le Dicastère du Vatican pour l’Évangélisation pour leur partenariat constant avec SIGNIS.
« Notre mission consiste à collaborer avec les professionnels des médias, à soutenir les communicateurs catholiques et à contribuer à transformer nos cultures à la lumière de l’Évangile en promouvant la dignité humaine, la justice et la réconciliation », a déclaré Mme Osman, ajoutant que SIGNIS continue de rassembler des professionnels de la radio, de la télévision, du cinéma, de la vidéo, de l’éducation aux médias et de la communication numérique.
Parmi les pays africains représentés à ce Congrès, organisé sur le thème « La communication numérique au service de l’harmonie culturelle et du bien-être environnemental », figurent le Rwanda, pays hôte, le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.
Sont également représentés le Nigeria, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Zambie, le Ghana, le Sénégal, l’Éthiopie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Burkina Faso, le Bénin, l’Afrique du Sud et le Mozambique.
Dans son intervention lors de l’événement, le Président de SIGNIS Afrique, le Père Walter Chekwendu Ihejirika, a qualifié d’historique l’opportunité offerte à l’Afrique d’accueillir le Congrès mondial de SIGNIS 2026, attribuant cette étape importante à la croissance de l’Église en Afrique, fruit de plusieurs décennies d’évangélisation missionnaire.
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« C’est la première fois que ce Congrès se tient sur le continent africain. Cela montre que l’Église en Afrique grandit véritablement et atteint une plus grande maturité », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ce n’est pas un hasard si l’Église en Afrique est aujourd’hui considérée comme l’Église de l’espérance. »
Le Père Walter a indiqué qu’avec l’approbation des autorités ecclésiastiques et sous la conduite des bureaux nationaux de la communication, SIGNIS Afrique « a pu offrir une plateforme continentale réunissant de nombreux prêtres, religieux, religieuses, fidèles laïcs et jeunes activement engagés dans les activités de communication et des médias, tant sur le continent qu’au-delà ».
Il a remercié les Dicastères du Vatican pour l’Évangélisation et pour la Communication pour leur soutien constant à SIGNIS. Il a également exprimé sa reconnaissance envers le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), en particulier sa Commission épiscopale pour la communication sociale (CEPACS), pour avoir apporté ce qu’il a qualifié de « soutien paternel indispensable ».
Le Père Walter a également remercié la Conférence épiscopale du Rwanda (CEPR) ainsi que les autorités civiles du pays pour leur appui dans l’organisation du Congrès dans cette nation d’Afrique de l’Est.
« Elles ont rapidement accepté notre proposition d’accueillir ce Congrès à Kigali et ont consenti d’énormes sacrifices pour assurer son succès », a-t-il déclaré, ajoutant : « Avec les autorités civiles de ce pays, elles ont confirmé pourquoi le Rwanda demeure un phare d’espérance pour la nouvelle Afrique. »
Dans son allocution du 4 août, le prêtre catholique nigérian a également salué la contribution de l’ancien Président de la CEPACS, Mgr Emmanuel Adetoyese Badejo, Évêque du diocèse catholique d’Oyo au Nigeria, et a rendu hommage à feu Mgr Bernardin Francis Mfumbusa, Évêque du diocèse catholique de Kondoa en Tanzanie, qui avait participé à la préparation du Congrès avant son décès, le 14 avril, à l’âge de 64 ans.
Il a souhaité la bienvenue aux délégués venus du monde entier, soulignant que leur présence au Rwanda témoigne de l’esprit de synodalité, grâce auquel le Peuple de Dieu chemine ensemble dans la communion, le dialogue et la coresponsabilité.
« Je prie pour que nos échanges durant cette période soient enrichissants et que nos réflexions sur la manière d’utiliser la communication numérique pour promouvoir l’harmonie culturelle et le bien-être environnemental portent des fruits », a-t-il déclaré.
« Que ce Congrès et l’Assemblée des délégués ouvrent un nouvel horizon pour SIGNIS. Qu’ils contribuent à la mission évangélisatrice de l’Église et, en définitive, à la plus grande gloire de Dieu », a conclu le Président de SIGNIS Afrique.


