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CERAO

Le Pape Léon XIV a approuvé en janvier 2026 la révision des statuts de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel, ouvrant de nouvelles perspectives à cette institution créée en 1984 pour lutter contre la désertification et soutenir les populations vulnérables. Réunis à Dakar, les évêques membres du Conseil d’administration ont adopté des dispositions renforçant leur autonomie dans la gestion financière et organisationnelle, tout en alignant la Fondation sur les normes du Saint-Siège et de l’UEMOA. Cette réforme vise à redynamiser la mission de solidarité et de développement humain intégral dans les neuf pays du Sahel concernés.

BENIN :

Le 27 février, l’Église catholique du Bénin a lancé une initiative intitulée “Réconciliation, chemin d’unité et de développement”. Elle met en avant le pardon, le dialogue et la cohésion sociale comme leviers essentiels pour la paix et le progrès durable du pays. Une vision stratégique axée sur la cohésion sociale comme moteur de progrès structuré en deux points clés :

La Réconciliation comme socle : Ce concept pose le pardon et le dialogue comme des préalables indispensables pour apaiser les tensions internes et restaurer la confiance entre les fils et filles d’une même nation.

L’Unité pour le Progrès : En transformant la réconciliation en un chemin d’unité, l’objectif est de créer un environnement stable et solidaire, condition sine qua non pour amorcer un développement économique et social durable et inclusif.

En somme, c’est un appel à faire de la paix sociale le levier principal de l’émergence nationale à l’horizon 2026.

BURKINA FASO

  • Pèlerinage diocésain de Manga (23 février 2026) : La 28ᵉ édition a rassemblé de nombreux fidèles autour du thème de la compassion et de la solidarité envers les communautés affectées par l’insécurité. Les évêques ont insisté sur la nécessité de renforcer la fraternité chrétienne dans un contexte marqué par les défis sécuritaires.
  • Office pour l’Unité (26 février 2026) : La communauté du Chemin Neuf au Burkina Faso a animé un office œcuménique, inspiré par une méditation du frère Matthew de Taizé. L’accent a été mis sur la résurrection du Christ et l’espérance face aux persécutions, dans une démarche de prière pour l’unité des chrétiens

CÔTE D’IVOIRE

  • Nomination d’un nouvel évêque à Agboville : Le pape Léon XIV a nommé l’abbé Darius Assandé Ekou, prêtre du diocèse d’Abengourou, comme nouvel évêque d’Agboville. Né en 1968 à Bongouanou et ordonné en 1996, il a exercé diverses missions pastorales en Côte d’Ivoire et en Italie, avant de devenir recteur du Grand Séminaire Notre Dame de Guessihio puis du sanctuaire Sainte Famille de Nazareth. Son ordination épiscopale est prévue le 18 avril 2026. Il succède à Mgr Alexis Touabli et devient le deuxième évêque du diocèse d’Agboville..


GHANA 

Le ministre des Collectivités locales et des Affaires religieuses a annoncé la mise en place d’un registre numérique des églises pour plus de transparence. Actuellement, plus de 2 200 églises sont enregistrées dans la région du Grand Accra, mais des milliers d’autres fonctionnent sans reconnaissance officielle.

GUINEE-BISSAU

LIBREIA :

MAURITANIE

Mgr Victor Ndione, évêque du diocèse de Nouakchott, alerte sur la crise de mobilité qui fragilise l’Église catholique en Mauritanie. Dans un entretien avec l’Aide à l’Église en détresse (AED), il souligne que la majorité des prêtres et religieuses sont des missionnaires étrangers appelés à repartir rapidement, laissant les communautés sans encadrement durable. Face à la fermeture récente d’une congrégation féminine et à la montée de courants salafistes radicaux, l’évêque appelle à prier pour de nouvelles vocations et à soutenir l’action pastorale. L’unique diocèse du pays, qui compte environ 6 000 fidèles majoritairement étrangers, poursuit ses œuvres sociales et caritatives malgré l’absence de reconnaissance légale de l’Église catholique.

NIGERIA

  • Les évêques appellent à un sursaut national face aux violences Au terme de leur Assemblée plénière tenue du 19 au 26 février à Abuja, les évêques du Nigéria ont lancé un appel pressant à la responsabilité nationale face à la recrudescence des violences. Ils ont dénoncé les massacres récents dans l’État de Kwara et les attaques visant étudiants et fidèles, tout en soutenant les initiatives sécuritaires du président Bola Ahmed Tinubu. Les prélats demandent des mesures fortes, telles qu’un état d’urgence sécuritaire et une justice plus ferme contre les terroristes, rappelant que la paix repose autant sur la conversion des cœurs que sur une gouvernance transparente et responsable.
  • L’archevêque alerte sur massacres et insécurité. Le président de la Conférence des évêques catholiques du Nigeria, Mgr Lucius Iwejuru Ugorji, a dénoncé la recrudescence des « massacres insensés » et des « enterrements de masse » liés au terrorisme et au banditisme. Lors de l’ouverture de la réunion plénière 2026 de la CBCN à Abuja, il a appelé à des mesures de sécurité proactives, à un leadership éthique et à des élections crédibles. Le prélat a également mis en garde contre l’exploitation minière illégale, qualifiée de « sabotage économique », et exhorté les autorités à protéger les communautés vulnérables. Selon lui, « le Nigeria continue de saigner », et seule une gouvernance intègre peut restaurer la confiance et la paix.
  • Les évêques réclament des moyens technologiques contre l’insécurité.          À l’issue de leur première Assemblée plénière de l’année, tenue du 19 au 26 février, les évêques catholiques du Nigéria ont appelé le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu à investir davantage dans des équipements modernes de surveillance pour lutter contre l’insécurité persistante. Tout en saluant la déclaration d’un état d’urgence sécuritaire et le recrutement de nouveaux agents, ils dénoncent les massacres récents dans l’État de Kwara et les attaques visant étudiants et fidèles. Les prélats insistent sur la nécessité de renforcer le renseignement, de poursuivre rapidement les auteurs et de promouvoir le bien commun par une gouvernance responsable et une participation citoyenne engagée.
  • Arrestation d’un sixième suspect de l’attaque d’Owo. Les autorités nigérianes ont annoncé l’arrestation de Sani Yusuf, soupçonné d’avoir participé au massacre de l’église Saint-François-Xavier d’Owo (État d’Ondo) le 5 juin 2022, qui avait fait 40 morts et plus de 160 blessés. Arrêté dans l’État d’Edo après près de quatre ans de cavale, Yusuf est présenté comme un commandant de haut rang de l’ISWAP, groupe issu de Boko Haram. Cinq autres accusés sont déjà jugés depuis août 2025. Cette attaque, survenue le jour de la Pentecôte, avait marqué un tournant en révélant l’expansion des violences djihadistes vers le sud du Nigeria.

AFRIQUE

Les évêques plaident pour une gestion durable de l’eau

Lors d’un événement parallèle au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) a appelé à un engagement fondé sur la foi pour garantir l’accès durable à l’eau et à l’assainissement sur le continent. Les prélats ont rappelé que l’eau est un droit humain fondamental et un impératif moral, exhortant les gouvernements et partenaires à collaborer avec les communautés de foi pour mettre en œuvre des solutions innovantes et équitables. Une déclaration d’Addis-Abeba 2026 a été adoptée, affirmant que l’eau et l’assainissement sont essentiels au développement humain intégral et à la dignité des populations africaines.

CITE DU VATICAN

  • Le Vatican a annoncé que le pape Léon XIV effectuera son premier voyage apostolique en Afrique du 13 au 23 avril 2026. Le Saint-Père visitera successivement quatre pays : l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale. Ce déplacement de 11 jours, organisé à l’invitation des autorités civiles et ecclésiastiques locales, sera marqué par des étapes dans plusieurs grandes villes, dont Alger, Yaoundé, Luanda et Malabo. Le programme détaillé de la visite sera communiqué ultérieurement, mais les Églises locales se préparent déjà à accueillir ce moment historique.

MONDE

MSF doit quitter la bande de Gaza d’ici le 28 février, expulsé par Israël

En décembre 2025, les autorités israéliennes avaient prévenu que 37 organisations humanitaires ne seraient plus autorisées à opérer à Gaza à partir du 1er mars. Une mauvaise nouvelle surtout pour les Gazaouis dont la situation sanitaire est désastreuse. Selon Isabelle Defourny, présidente de MSF France, à ce jour, dans la bande de Gaza, plus de 20 000 personnes ont besoin de soins spécialisés et de références médicales

Père Paul DAH