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Le président de la Conférence des évêques catholiques du Ghana (GCBC) attribue la montée de l’indiscipline dans les écoles de ce pays d’Afrique de l’Ouest à la négligence de la formation morale et humaine, soutenant que l’éducation académique seule ne suffit pas pour faire des enfants des membres responsables de la société.

Dans une réflexion partagée avec ACI Afrique le vendredi 9 octobre, Mgr Matthew Kwasi Gyamfi exprime sa préoccupation face à ce qu’il décrit comme l’incapacité du ministère de l’Éducation à comprendre les raisons de la montée de l’indiscipline dans les écoles.

« Récemment, le ministre de l’Éducation, préoccupé par la multiplication des cas d’indiscipline dans les écoles, a convoqué une réunion des parties prenantes, dont des représentants de l’Église, pour discuter des causes du problème », dit-il, faisant allusion à une conférence nationale tenue les 29 et 30 juillet pour endiguer l’indiscipline dans les lycées.

Il ajoute : « Pour le moins, j’ai trouvé cela très décourageant, qu’un ministre à part entière ne sache pas pourquoi l’indiscipline augmente dans les écoles. »

Le responsable de l’Église catholique du Ghana soutient que la discipline et la formation humaine exigent des efforts délibérés pour inculquer des valeurs aux enfants, et met en garde contre un système éducatif qui privilégie la réussite scolaire sans s’occuper suffisamment du développement moral des élèves.

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Il dit : « La discipline et la formation humaine ne se produisent pas par hasard. Les enfants doivent apprendre des valeurs en même temps que l’excellence scolaire. Il faut des personnes qui les guident délibérément et les aident à développer ces valeurs. »

L’Ordinaire du lieu du diocèse catholique de Sunyani estime que l’absence de formation fondée sur les valeurs ne devrait pas être suivie de surprise lorsque l’indiscipline devient un problème dans les écoles.

Il déclare : « Si vous n’enseignez pas ces valeurs aux enfants et que vous les laissez simplement livrés à eux-mêmes, vous ne devriez pas être surpris que l’indiscipline devienne un problème. »

Mgr Gyamfi s’interroge sur la logique qui consiste à inviter, pour discuter de la multiplication des cas d’indiscipline dans les écoles du pays, des représentants de l’Église et des personnes qui avaient été écartées, alors qu’elles avaient joué un rôle dans l’inculcation de la discipline et la promotion de la formation humaine.

« À mon avis, c’était une réunion qui n’aurait pas dû être nécessaire, car la réponse est évidente », affirme le président de la GCBC.

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Le 26 août, Mgr Gyamfi a exprimé sa préoccupation face à ce qu’il a décrit comme l’exclusion délibérée de l’Église catholique des décisions clés concernant l’éducation au Ghana, appelant le gouvernement à reconsidérer le retrait de la représentation ecclésiastique du Conseil du Service éducatif du Ghana (GES).

Il a dit : « Nous étions représentés au Conseil du Service éducatif du Ghana en raison du nombre d’écoles que nous avons et de notre engagement dans l’éducation. Pour une raison quelconque, ils nous ont éliminés. »

« Comme si nous n’existions pas ; comme si nous n’avions rien fait pour l’éducation ; comme si tout tournait autour de l’État », a déclaré l’évêque catholique de 69 ans, avertissant que cette mesure laisse un acteur majeur en dehors des décisions concernant des institutions qu’il a contribué à fonder et qu’il continue de gérer.

Mgr Gyamfi a affirmé que l’Église a historiquement contribué à la discipline, à la formation morale et au développement du caractère chez les jeunes, et s’est demandé comment ces défis pourraient être efficacement relevés alors que l’Église est exclue des plateformes où les politiques d’éducation sont discutées.

« Nous connaissons l’indiscipline récente dans les écoles, et cela résulte du fait que l’Église, qui a pour mandat et pour réputation d’inculquer la discipline et la moralité, a été éliminée et ne reçoit ni l’espace ni le droit de le faire. Ensuite, nous nous retournons pour demander à nouveau pourquoi il y a de l’indiscipline et de l’immoralité dans les écoles », a-t-il dit.

Père Paul DAH