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Accra, 09 octobre, 2026 / 6:45 (ACI Africa).

Le nonce apostolique au Ghana a exhorté les membres de la Conférence des Supérieurs majeurs religieux du Ghana (CMSR-GH) à veiller à ce que les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle (IA), servent la dignité humaine et la mission de l’Église.

Dans son allocution du jeudi 8 octobre, lors de la conférence semestrielle de la CMSR-GH qui se tient actuellement dans le diocèse catholique de Wa, au Ghana, Mgr Julien Kaboré a déclaré que l’IA offre à la fois des opportunités et des défis pour la vie religieuse.

« Nous vivons une transformation technologique extraordinaire : l’intelligence artificielle. Elle change rapidement l’éducation, la communication, les soins de santé, l’administration et même la manière dont les êtres humains entrent en relation les uns avec les autres », a déclaré Mgr Kaboré.

« Nous ne pouvons tout simplement pas l’ignorer, ni la craindre aveuglément. L’IA soulève de graves questions concernant la vérité, l’emploi, la vie privée, la dignité humaine, l’éducation, la manipulation et l’avenir des jeunes générations », a-t-il ajouté.

Le représentant du Saint-Père au Ghana a appelé les instituts religieux à éduquer la jeune génération à une utilisation efficace des nouvelles technologies, affirmant : « Les instituts religieux, en particulier ceux qui sont engagés dans l’éducation et la formation, devront de plus en plus aider les jeunes à distinguer l’information de la sagesse, l’efficacité technologique de l’épanouissement humain authentique. »

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Le diplomate du Vatican a encouragé les membres de la CMSR-GH à utiliser cette nouvelle technologie pour accomplir les responsabilités que Dieu leur a confiées, en particulier au service de l’humanité.

« La technologie peut servir la mission. Utilisée de manière responsable, l’IA peut soutenir l’éducation. Elle peut soutenir les soins de santé, la recherche, l’administration et la communication. Elle peut aider à surmonter les barrières linguistiques et géographiques et à rendre le savoir plus accessible aux communautés qui ont historiquement manqué de ressources », a-t-il dit.

« Et la question décisive n’est donc pas simplement ce que l’IA peut faire ; la question plus profonde est : quel genre d’humanité voulons-nous que la technologie serve ? La technologie doit rester au service de la personne humaine, et jamais l’inverse », a-t-il ajouté.

Mgr Kaboré a souligné certains des défis auxquels sont confrontées les institutions religieuses, tels que la diminution des ressources, des institutions exigeantes, l’incertitude économique, les tensions sociales, les conflits et les difficultés environnementales, les exhortant à rester pleins d’espérance et de patience au milieu des épreuves.

« Nous devons devenir des tisseurs d’espérance dans notre monde. Dans l’humble fidélité de la vie quotidienne, même l’ère de l’IA peut devenir un temps où l’Esprit Saint fait advenir la civilisation de l’amour dans nos vies », a-t-il déclaré.

« Coudre et tisser l’espérance demandent de la patience. Ni l’un ni l’autre ne produit de résultats immédiats. Tous deux exigent de la confiance. Et tous deux nous rappellent que la mission appartient en définitive à Dieu », a-t-il ajouté.

Réfléchissant sur le thème de la rencontre du 4 au 10 octobre, « Chemins synodaux vers la durabilité de la mission : marcher ensemble dans l’espérance », l’archevêque catholique burkinabè a appelé à la durabilité de la mission au sein des institutions religieuses du Ghana, les exhortant à embrasser l’unité et la synodalité.

« La synodalité nous rappelle une vérité très simple. Elle nous rappelle que nous ne pouvons pas accomplir seuls la mission du Christ. L’Église est un peuple qui marche ensemble. Les instituts religieux ne peuvent pas marcher seuls. Les évêques ne peuvent pas marcher seuls. Les prêtres ne peuvent pas marcher seuls. Les communautés individuelles ne peuvent pas non plus rester repliées sur elles-mêmes. Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il dit.

Il les a encouragés à s’écouter et à travailler ensemble pour atteindre les objectifs de leurs instituts religieux.

« Pour les supérieurs majeurs, cela revêt une importance particulière. L’autorité dans la vie religieuse ne peut pas simplement signifier l’administration. C’est un ministère de discernement, de communion et d’encouragement. Elle consiste à aider les frères et les sœurs à découvrir ensemble ce que l’Esprit demande aujourd’hui aux instituts », a-t-il déclaré.

Père Paul DAH