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Fr. Don Bosco Onyalla, CSSp.

Par Fr. Don Bosco Onyalla, CSSp.

Nairobi, 30 octobre, 2026 / 10:28 (ACI Africa).

Les évêques catholiques africains appellent à un renforcement du soutien local, à une gestion financière transparente et à une coopération entre les diocèses et les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (IVCSA) afin de répondre durablement aux besoins croissants de l’Église en matière de pastorale et de formation.

Ils ont proposé l’élaboration de budgets à long terme, des contributions des fidèles selon leurs moyens, une gestion professionnelle des activités génératrices de revenus ainsi que le maintien des partenariats avec l’Église universelle.

Les dernières statistiques publiées par l’agence Fides montrent que la population catholique de l’Afrique a dépassé celle de l’Europe, atteignant 288,312 millions de personnes, contre 287,240 millions en Europe. L’Afrique compte désormais la deuxième plus importante population catholique dans la comparaison régionale de l’agence, derrière les Amériques, que Fides considère comme une seule région.

Dans le précédent dossier statistique de Fides, l’Afrique comptait 280,732 millions de catholiques, contre 286,329 millions en Europe. Les dernières données relatives à la population catholique portent sur la situation au 30 juin 2024.

Le continent a également enregistré la plus forte augmentation du nombre de catholiques, avec 7,58 millions de fidèles supplémentaires, contre 6,992 millions dans les Amériques. L’Afrique a gagné 1 676 prêtres, soit la plus forte augmentation enregistrée à l’échelle continentale, alors que l’augmentation nette mondiale s’établissait à 425 prêtres.

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Selon le rapport de Fides, l’Afrique est le seul continent à avoir enregistré une hausse du nombre de grands séminaristes, avec 786 candidats supplémentaires, tandis que le total mondial a diminué de 2 891.

Planifier les dépenses à long terme

Mgr Joseph Kacou Aka, évêque du diocèse catholique de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, a déclaré que les diocèses et les congrégations religieuses doivent élaborer des plans réalistes sur plusieurs années, en tenant compte des dépenses récurrentes liées au fonctionnement de leurs institutions.

Avant d’ouvrir un établissement, les responsables de l’Église devraient prendre en considération les dépenses liées notamment au personnel, à l’alimentation, aux soins de santé, à l’entretien, aux équipements et aux déplacements pastoraux, a expliqué Mgr Aka.

« La formation doit constituer une priorité budgétaire durable », a déclaré l’évêque ivoirien, qui a été ordonné évêque de Yamoussoukro en février 2023.

Il a encouragé les communautés à contribuer selon leurs moyens, notamment en offrant leur temps, leurs compétences et leurs services. Les contributions doivent être volontaires et clairement expliquées, a-t-il précisé, en tenant compte des conditions de vie des familles.

« La confiance exige de la transparence », a déclaré Mgr Aka, avant d’ajouter : « Je préconise des budgets approuvés, une comptabilité fiable, des contrôles réguliers et des comptes rendus accessibles. »

Il a également proposé le partage des formateurs, le soutien conjoint aux institutions, la coordination des bourses d’études et l’organisation d’une assistance aux communautés disposant de moins de ressources. Selon lui, les activités génératrices de revenus devraient faire l’objet d’une évaluation de leur viabilité et être gérées de manière professionnelle.

Responsabilité locale et partenariat

Mgr Edward Hiiboro Kussala, évêque du diocèse catholique de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, a déclaré que la responsabilité locale devrait se renforcer parallèlement au maintien de la coopération avec les partenaires catholiques internationaux.

Dans son diocèse, a expliqué Mgr Hiiboro, une initiative appelée Humekodabe a été mise en place pour encourager l’Église locale à assumer davantage de responsabilités dans son développement et sa pérennité, tout en maintenant des partenariats au sein de l’Église universelle.

Père Paul DAH