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Recall that last week, the RECOWACERAO media office called on African Bishops, theologians and priests to join forces in support of our own cardinal Sarah who seems to be in a vortex while defending an age-long tradition of the Church.  We are happy to note that today many have risen up in response to our call.

La publication, le 15 janvier, par le cardinal Robert Sarah, ancien archevêque de Conakry et préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements du livre Des profondeurs de nos cœurs, consacré au célibat sacerdotal a suscité une polémique. Celle-ci est liée d’une part au contenu du livre – qui fait l’éloge du célibat sacerdotal – et d’autre part à la présentation de l’ouvrage qui annonçait le pape émérite Benoît XVI comme coauteur.

À qui s’adresse Carinal Sarah?

« Je considère le cardinal Sarah comme le baobab, l’homme intègre, le vieux sage africain dont un proverbe dit qu’il est adossé à un grenier : qui s’en approche en tirera profit, qui s’en éloigne se fera du tort », confie le père Valéry Sakougri. Il y a quelques mois, le jeune prêtre burkinabè avait rencontré le cardinal guinéen Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à Kampala, en Ouganda. C’était à l’occasion des 50 ans du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, (Sceam).

« Un soir après le repas, j’ai échangé avec lui sur la vie de la jeunesse africaine. Il a pris le temps de m’écouter avant de réagir. J’ai beaucoup apprécié ses différents conseils et surtout son attention à mes propos », précise ce prêtre qui arbore, depuis cette date, sur son profil du réseau social Whatsapp une photo avec cet homme qu’il admire.

Comme le père Sakougri, d’autres prêtres africains ont approché le cardinal, pour la première fois lors de cette rencontre de l’épiscopat africain. « Un jour, en séance, il a rudement critiqué les théologiens qui avaient préparé les textes en débat », confie un autre prêtre avec un sourire. « Dans le fond, ses critiques étaient justes mais j’aurais préféré que le ton soit moins rude. »

À cette rencontre comme et à plusieurs autres en Afrique, le cardinal Sarah a représenté le pape François. Le prêtre ivoirien Francis Barbey se demande si le cardinal n’est pas, désormais, loin des préoccupations de l’Église africaine. « En dehors de son pays, je ne suis pas sûr qu’on se souvienne de lui comme ayant marqué les esprits par sa pensée théologique et par son engagement en faveur du clergé africain et de l’Église en Afrique », avance-t-il, estimant, en outre, que « son combat n’a pas vocation à durer au-delà de sa présence au Vatican qui tire progressivement à sa fin ».

« Le cardinal Sarah est un saint Irénée de notre époque »

Le cardinal Sarah est connu comme étant un défenseur de la doctrine catholique, dans toute sa rigueur, ce qui lui vaut parfois de virulentes critiques. C’est du moins ce qu’avance le frère Emmanuel Sena Avonyo, dominicain. « Très souvent, ceux et celles qui s’efforcent de penser à contre-courant sont régulièrement la cible d’attaques visant à éprouver la fermeté de leurs convictions, assure le religieux qui ajoute : les mêmes raisons pour lesquelles on aime tant écouter celui qu’on considère comme l’une des voix les plus fortes de l’Église sont celles pour lesquelles on commence à l’égratigner. »

Une analyse partagée par le père Sakougri. À ses yeux, le prélat incarne une lutte âpre contre des courants de pensées qui nient ou rejettent des éléments fondamentaux de la foi et de la doctrine catholiques. « Pour moi, le cardinal Sarah est un saint Irénée de notre époque. À l’instar de ce grand défenseur de la foi chrétienne du IIe siècle, le cardinal Sarah se présente aujourd’hui comme un infatigable défenseur de la pure doctrine chrétienne en notre temps. En cela, il est réellement un amoureux de l’Église et un ardent défenseur de la foi catholique. »

Un idéologue ?

Le père Barbey, lui, semble moins convaincu. « Le cardinal Sarah apparaît comme un idéologue qui tente, on ne sait trop pourquoi, de ramer à contre-courant en prêchant une Église figée, et qui n’aurait d’autres réponses à donner aux questions d’aujourd’hui qu’en inventant de nouvelles idéologies qui frisent une contrefaçon de l’Évangile », tranche-t-il.

Pour d’autres encore, le zèle du prélat guinéen est salvateur à des moments importants de l’Église. « Au Synode pour la famille, c’est grâce au cardinal Sarah que certaines idées relativistes ont été bloquées. Cela est vraiment très positif », fait constater un prêtre africain enseignant à Rome qui a requis l’anonymat. « Par contre, là où je ne suis pas du tout d’accord avec lui, c’est sur l’inculturation. Il a des idées bien arrêtées qui s’opposent notamment à une coloration culturelle de la messe. »

« Des profondeurs de nos cœurs »

À l’occasion de la parution de son dernier livre, Des profondeurs de nos cœurs, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a été accusé de faire endosser au pape émérite Benoît XVI la responsabilité d’un livre à caractère personnel. Le cardinal guinéen s’en est fermement défendu, publiant des preuves attestant qu’il a conçu le projet et réalisé le livre avec la collaboration de Benoît XVI. Il n’a, par ailleurs pas manqué de reprocher à ses détracteurs de tenter de l’opposer au pape François. Une opposition qu’il a toujours niée.

En réaction, dans un texte publié sur sa page Facebook, le prêtre jésuite camerounais Ludovic Lado explique pourquoi il n’est pas d’accord avec lui sur le célibat sacerdotal. Mais avant de donner ses arguments, il présente le prélat comme « un des proches collaborateurs, mais aussi contradicteurs, du pape François sur certaines questions de portée pastorale ». Pour lui, « le cardinal Sarah devrait [donc] se demander ce que Jésus aurait fait dans une région où le manque de prêtres célibataires prive les chrétiens de l’Eucharistie. Je pense qu’il n’aurait pas eu un quelconque souci à appeler les hommes mariés au service. »

Dans une publication datant du 15 janvier sur Facebook, un autre prêtre jésuite africain, le père Paul Béré, professeur à l’Institut biblique pontifical de Rome, après avoir précisé qu’il n’avait pas encore lu le livre, a livré quelques indications d’ordre général. « Le célibat n’est pas une dimension ontologique du sacerdoce  ; autrement, le sacrement de tous les prêtres mariés dans l’Église catholique serait invalide », a-t-il expliqué et de préciser que « l’Église catholique a plusieurs traditions et rites » et « qu’il y a des prêtres mariés dans l’Église catholique ». Se prononçant indirectement sur la polémique, il a estimé que la liberté d’expression est une grâce de notre époque. « Demandons aussi la grâce du sens de la responsabilité car la parole est performative ! Elle a des effets qui, parfois, nous échappent et peuvent nuire », a-t-il ajouté.

Confusion avec le cardinal Sarr

Si le cardinal Sarah ne laisse aucun des prêtres africains indifférents – entre ceux qui le critiquent de manière plus moins virulente et ses fervents défenseurs — il semble assez méconnu de la majorité des laïcs. Notre reporter s’est adressée, grâce aux réseaux sociaux, à un certain de nombre de laïcs africains dont beaucoup étaient dans l’incapacité de l’identifier clairement. Un constat assez étonnant puisque de sa consécration épiscopale en décembre 1979 à son appel à la curie romaine 2001, l’ancien archevêque de Conakry s’est engagé dans la vie sociopolitique de son pays, tenant tête notamment au pouvoir dictatorial de Sékou Touré. « Cardinal Sarah ? C’est le Sénégalais ou le Guinéen ? Le Sénégalais, je l’ai croisé à une rencontre, le Guinéen, je sais juste qu’il a publié des livres », a réagi Françoise, une jeune catholique malienne enseignante dans une école catholique, résumant ainsi la confusion qui a été faite, durant toute la durée de l’enquête, par plusieurs laïcs, entre l’archevêque émérite de Dakar, le cardinal Thérodore Adrien Sarr et le cardinal guinéen.

« Qui sait, peut-être sera-t-il pape ? »

« Il travaille au Vatican, il est proche du pape, je crois. Je ne sais pas grand-chose de lui mais je suis fier qu’un Africain soit arrivé à ce niveau, commente quant à lui Hippolyte, un jeune béninois. Qui sait, peut-être sera-t-il pape ? »

Lydia, jeune étudiante guinéenne vivant à Dakar se fait le plus précise. « Je ne l’ai pas vraiment connu, mais il est très respecté au pays. Tout le monde l’écoute et quand il vient en Guinée, le président cherche à le rencontrer. »

C’est finalement sur la page Facebook du cardinal que l’on finit par trouver un nombre important d’Africains qui le connaissent bien et qui le soutiennent presque tous sans réserve, l’assurant de leurs prières. « Si on a ainsi traité le bois vert qu’en sera-t-il du bois mort, commente, Adama Causette, une internaute à propos de la polémique suscitée par son livre. C’est le Seigneur qui le dit, rien ne doit arrêter l’œuvre de Dieu dans votre ministère que Dieu. »

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Rappelons que la semaine dernière, le bureau des médias de RECOWACERAO a appelé les évêques africains, les théologiens et les prêtres à unir leurs forces pour soutenir notre propre cardinale Sarah qui semble être dans un vortex tout en défendant une tradition séculaire de l’Église. Nous sommes heureux de constater qu’aujourd’hui beaucoup se sont levés en réponse à notre appel.

The publication, on January 15, by Cardinal Robert Sarah, former Archbishop of Conakry and Prefect of the Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments of the book From the Depths of Our Hearts, devoted to priestly celibacy, sparked controversy. This is linked on the one hand to the content of the book – which praises priestly celibacy – and on the other hand to the presentation of the work which announced Pope Emeritus Benedict XVI as co-author.

Who is Cardinal Sarah one would ask?

“I consider Cardinal Sarah as the baobab, the honest man, the old African sage who proverb says that he is leaning against an attic: whoever approaches it will benefit, who goes away will be wrong Says Father Valéry Sakougri. A few months ago, the young Burkinabè priest had met Guinean Cardinal Robert Sarah, prefect of the Congregation for divine worship and the discipline of the sacraments in Kampala, Uganda. It was on the occasion of the 50th anniversary of the Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar, (Secam).

“One evening after the meal, I talked with him about the life of African youth. He took time to listen to me before reacting. I very much appreciated his various advice and especially his attention to my words, “said this priest who has displayed, since that date, on his Whatsapp social network profile a photo with this man he admires.

Like Father Sakougri, other African priests approached the cardinal for the first time during this meeting of the African episcopate. “One day, during the session, he harshly criticized the theologians who had prepared the texts for debate,” confides another priest with a smile. “Basically, his criticisms were fair but I would have preferred the tone to be less harsh.»

At this meeting, and at several others in Africa, Cardinal Sarah represented Pope Francis. The Ivorian priest Francis Barbey wonders if the cardinal is not, now, far from the concerns of the African Church. “Outside his country, I am not sure that he is remembered as having made an impression by his theological thought and by his commitment in favor of the African clergy and of the Church in Africa,” he said. He, considering, moreover, that “his fight is not intended to last beyond his presence in the Vatican which is gradually coming to an end”.

“Cardinal Sarah is a Saint Irenaeus of our time”

Cardinal Sarah is known as a defender of Catholic doctrine, in all its rigor, which sometimes earns him harsh criticism. At least that’s what Brother Emmanuel Sena Avonyo, a Dominican, claims. “Very often, those who try to think against the tide are regularly the target of attacks aimed at testing the firmness of their convictions, assures the religious, who adds: the same reasons why we like listening so much to someone we consider as one of the strongest voices of the Church are those for which we begin to scratch him. “

An analysis shared by Father Sakougri. In his eyes, the prelate embodies a bitter struggle against currents of thought that deny or reject fundamental elements of the Catholic faith and doctrine. “For me, Cardinal Sarah is a Saint Irenaeus of our time. Like this great defender of the 2nd-century Christian faith, Cardinal Sarah presents himself today as a tireless defender of pure Christian doctrine in our time. In this, he is truly a lover of the Church and an ardent defender of the Catholic faith. “

An ideologue?

Father Barbey seems less convinced. “Cardinal Sarah appears as an ideologue who tries, we do not know why, to paddle against the tide by preaching a frozen Church, and who would have no other answers to give to today’s questions than inventing new ideologies that border on a counterfeit of the Gospel, ”he says.

For others still, the zeal of the Guinean prelate is saving at important moments in the Church. “At the Synod for the Family, it was thanks to Cardinal Sarah that certain relativist ideas were blocked. This is really very positive, “said an African priest teaching in Rome who requested anonymity. “On the other hand, where I totally disagree with him is on inculturation. He has strong ideas that notably oppose a cultural coloring of the mass. “

“From the depths of our hearts”

On the occasion of the publication of his latest book, From the Depths of Our Hearts, the Prefect of the Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments was accused of making Pope Emeritus Benedict XVI take responsibility for a book by personal character. The Guinean cardinal has firmly defended himself, publishing evidence that he conceived the project and produced the book with the collaboration of Benedict XVI. He also did not fail to criticize his detractors for trying to oppose Pope Francis. An opposition that he has always denied.

In response, in a text published on his Facebook page, the Cameroonian Jesuit priest Ludovic Lado explains why he does not agree with him on priestly celibacy. But before giving his arguments, he presents the prelate as “one of the close collaborators, but also contradictors, of Pope Francis on certain questions of pastoral significance”. For him, “Cardinal Sarah should [therefore] wonder what Jesus would have done in a region where the lack of celibate priests deprives Christians of the Eucharist. I don’t think he would have had any trouble calling the married men to service. “

In a publication dated January 15 on Facebook, another African Jesuit priest, Father Paul Béré, professor at the Pontifical Biblical Institute in Rome, after having specified that he had not yet read the book, gave some indications generally. “Celibacy is not an ontological dimension of the priesthood; otherwise, the sacrament of all priests married in the Catholic Church would be invalid, “he explained and clarified that” the Catholic Church has several traditions and rites “and” that there are priests married in Catholic Church “. Speaking indirectly on the controversy, he said that freedom of expression is a grace of our time. “Let us also ask for the grace of a sense of responsibility because speech is performative! It has effects that sometimes elude us and can harm us,” he added.

Confusion with Cardinal Sarah

If Cardinal Sarah leaves none of the African priests indifferent – between those who criticize him in a less virulent way and his fervent defenders – he seems fairly unknown to the majority of the laity. Our reporter addressed, through social networks, to a certain number of lay Africans, many of whom were unable to identify it clearly. A rather surprising observation since from his episcopal consecration in December 1979 to his call to the Roman curia 2001, the former archbishop of Conakry became involved in the socio-political life of his country, standing up notably to the dictatorial power of Sékou Touré. “Cardinal Sarah? Is it the Senegalese or the Guinean? The Senegalese, I met him at a meeting, the Guinean, I just know that he published books “, reacted Françoise, a young Malian Catholic teacher in a Catholic school, thus summing up the confusion that was made, throughout the investigation, by several laypeople, between the Archbishop Emeritus of Dakar, Cardinal Thérodore Adrien Sarr and the Guinean Cardinal.

“Who knows, maybe he will be pope?” “

“He works at the Vatican, he is close to the Pope, I believe. I don’t know much about him, but I’m proud that an African has reached this level, comments Hippolyte, a young Beninese. Who knows, maybe he will be pope? “

Lydia, a young Guinean student living in Dakar, is the most precise. “I didn’t really get to know him, but he is highly respected in the country. Everyone listens to him and when he comes to Guinea, the president tries to meet him. “

It is ultimately on the cardinal’s Facebook page that we finally find a significant number of Africans who know him well and who support him almost all without reservation, assuring him of their prayers. “If we treated green wood like that, what about dead wood,” comments Adama Causette, a surfer about the controversy sparked by her book. It’s the Lord saying it, nothing can stop God’s work in your ministry except God. “

Rev. Fr. George Nwachukwu