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Par Nicholas Waigwa

Abuja, 10 février, 2026 / 11:45 (ACI Africa).

Mgr Michael Ekwoyi Apochi, évêque du diocèse catholique d’Otukpo, au Nigeria, a appelé les fidèles à prier pour la libération urgente et en toute sécurité des neuf membres de son évêché kidnappés le 6 février.

Le diocèse a confirmé, dans un communiqué transmis à ACI-Afrique mardi 10 février, que les ravisseurs avaient « d’un seul coup » emmené neuf paroissiens de la paroisse Saint-Paul d’Utonkon vers une destination inconnue. L’attaque aurait eu lieu à la succursale Saint-Jean-de-la-Croix, à Ojije-Utonkon.

Dans sa déclaration, l’évêque du diocèse nigérian a qualifié cet incident de « profondément triste et malheureux », exhortant tous ceux qui sont sous sa responsabilité pastorale à offrir leur solidarité spirituelle aux victimes, qui se trouvaient dans l’église pour prier au moment de l’attaque.

Dans son appel à la prière adressé au clergé, aux membres des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique (ICLSAL) et aux laïcs, Mgr Apochi, qui est à la tête de la juridiction ecclésiastique d’Otukpo, a assuré que le diocèse intensifiait tous les efforts possibles pour obtenir la libération des paroissiens et les confiait à la protection maternelle de la Vierge Marie.

« Nous recommandons nos frères et sœurs et tous ceux qui se trouvent dans les repaires des ravisseurs à travers le pays à la puissante intercession de la Bienheureuse Vierge Marie pour qu’ils soient rapidement et sains et saufs libérés des mains de leurs ravisseurs », peut-on lire dans le document.

L’enlèvement des neuf paroissiens, le 6 février, s’est produit la veille d’une autre attaque armée contre la paroisse Holy Trinity du diocèse catholique de Kafanchan, qui a conduit à l’enlèvement d’un prêtre catholique et de dix autres personnes.

Dans une déclaration publiée le 7 février, le chancelier de l’évêché nigérian, le père Jacob Shanet, a confirmé l’enlèvement du père Asuwaye, qui exerçait son ministère en tant que curé de paroisse.

Selon le chancelier du diocèse de Kafanchan, l’incident du 7 février a également « entraîné la mort de trois personnes (M. Jacob Dan’azumi, M. Maitala Kaura et Alhaji Kusari), en plus de celles qui ont été enlevées ».

Dans un autre incident, au moins 42 personnes ont été tuées et un nombre indéterminé de femmes et d’enfants ont été enlevés le 5 janvier, à la suite d’une série d’attaques coordonnées menées par des bandits contre des villages situés sur le territoire du diocèse catholique de Kontagora, au Nigeria.

Plus tard, le 1er février, des bandits ont de nouveau tué une personne et enlevé plusieurs autres lors d’attaques coordonnées contre des communautés du diocèse catholique de Kontagora au Nigeria, aux premières heures du dimanche 1er février.

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À la suite de ces incidents, les responsables du Secrétariat catholique du Nigeria (CSN), siège administratif de la Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN), ont continué à mettre en garde contre ce qu’ils qualifient de « vague incessante de meurtres et d’enlèvements » dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, avertissant que la violence et l’impunité persistantes transforment le pays en « champ de douleur » et érodent les fondements de la gouvernance.

Dans une déclaration publiée samedi 7 février, le secrétaire général du CSN, le père Michael Banjo, et le directeur national des communications sociales, le père Michael Nsikak Umoh, ont exprimé « leur profonde indignation et leur tristesse face aux atteintes continues à la vie et à la dignité humaines ».

« Après des années de plaintes répétées et de promesses non tenues, la violence persiste sans contrôle, laissant davantage de communautés dévastées et de citoyens lassés par des condoléances vides de sens qui ne garantissent pas leur sécurité », déclarent les responsables du CNS.

Dans leur déclaration d’une page intitulée « Le cri des innocents : arrêtez ce massacre au Nigeria ! », ils soulignent que « le Nigeria ne peut se permettre de normaliser les effusions de sang ou de traiter les massacres comme des tragédies courantes ».

Le président américain Donald Trump a récemment désigné le Nigeria comme un pays particulièrement préoccupant (CPC), une décision qui, selon le vice-chancelier de l’université Veritas d’Abuja, offre aux dirigeants nationaux de ce pays d’Afrique de l’Ouest une opportunité de collaboration internationale plutôt qu’un acte d’hostilité.

Père Paul DAH