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Dans une déclaration datée du dimanche 7 juin, les évêques catholiques ont affirmé que, malgré le partage de valeurs importantes telles que la justice et la réconciliation avec d’autres confessions religieuses, ils ne sont pas d’accord avec le Conseil interreligieux concernant l’approbation et la demande d’adoption intégrale de ce projet de loi.

« L’attention de CABICOL a été attirée par une déclaration publiée par le Conseil interreligieux du Liberia, approuvant et demandant l’adoption dans son intégralité du projet de loi sur la nouvelle santé publique du Liberia », ont indiqué les évêques.

Ils ont précisé : « Bien que l’Église catholique partage certaines valeurs importantes telles que la justice, la paix, la réconciliation, la dignité humaine, etc. avec nos frères et sœurs d’autres confessions, nous voulons affirmer catégoriquement que nous ne sommes pas d’accord avec le Conseil interreligieux dans son soutien et sa demande d’adoption de ce projet de loi dans son intégralité. »

Le projet de loi débattu par les sénateurs du pays en 2023 comporte des clauses qui autorisent l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse.

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Lors de ce débat, CABICOL avait mis en garde les législateurs catholiques du pays contre leur silence et leur « inaction » face aux tentatives de légalisation, exprimant sa « grave préoccupation et sa forte opposition » au projet de loi sur la santé publique.

S’adressant aux parlementaires de confession catholique, les évêques avaient souhaité qu’ils soient en première ligne pour amender le texte afin que le droit à la vie soit respecté.

S’adressant alors au gouvernement dirigé par le président George Weah et à l’ensemble des législateurs, les évêques du Liberia avaient demandé le retrait de « cette section du projet de loi qui conduirait à la mise à mort internationale d’innocentes vies sans défense au Liberia par l’avortement ».

Dans leur déclaration du 7 juin, les évêques ont rappelé leur opposition antérieure au projet de loi, soulignant leurs préoccupations concernant la législation proposée, en particulier les dispositions relatives à la santé sexuelle et reproductive.

« Il convient de rappeler que le 29 août 2023, nous avons publié une déclaration dans laquelle nous appelions le pouvoir législatif national à reconsidérer la Partie X, Santé et droits connexes, Chapitre 49, Santé sexuelle et reproductive de ce projet de loi », ont-ils déclaré.

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Réaffirmant l’enseignement de l’Église catholique sur la sacralité de la vie, les évêques ont indiqué que leur opposition repose sur des dispositions qu’ils estiment autoriser ce que le texte appelle « l’avortement justifié ».

Citant le commandement biblique « Tu ne tueras point » (Exode 20, 13) et le Catéchisme de l’Église catholique, ils ont souligné que toute vie humaine est sacrée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

Selon leur déclaration, la vie humaine doit être protégée car chaque personne est créée à l’image et à la ressemblance de Dieu et possède une dignité intrinsèque.

« Conformément au commandement divin (Tu ne tueras point, Exode 20, 13), et à l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique qui affirme que toute vie humaine, depuis le moment de la conception jusqu’à la mort, est sacrée parce que la personne humaine a été voulue pour elle-même à l’image et à la ressemblance du Dieu vivant et saint, nous rejetons une fois de plus sans équivoque la notion d’avortement justifié contenue dans le nouveau projet de loi sur la santé », ont déclaré les évêques catholiques.

Les responsables de l’Église ont ensuite appelé les institutions catholiques de santé et toutes les personnes de bonne volonté à défendre la dignité de la vie humaine à toutes les étapes.

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« Nous appelons toutes nos institutions catholiques de santé, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté, à respecter la vie, du moment de la conception jusqu’à sa fin naturelle », ont-ils ajouté.

Ils ont imploré : « Que le Christ, qui est venu afin que tous aient la vie et l’aient en abondance (Jean 10, 10), soit notre force. Que Marie, Mère de l’Église et Mère des enfants à naître, continue de prier et d’intercéder pour nous tous. »

Le code pénal du Liberia autorise l’avortement uniquement en cas d’anomalie fœtale, de viol, d’inceste, ou lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Dans les cas de viol et d’inceste, des preuves doivent être fournies devant un tribunal, tandis que les exceptions médicales nécessitent l’autorisation écrite d’au moins deux médecins.

Père Paul DAH