Les évêques du Mali se retrouveront du 19 au 22 janvier 2026 pour leur deuxième session ordinaire. Cette assemblée plénière ordinaire se veut un temps de discernement, de dialogues et des responsabilités pastorales. Le secrétaire général de la conférence épiscopale du Mali, M. l’abbé Abel KASSONGUE, apporte un éclairage sur les enjeux de session de la Conférence épiscopale malienne.
Selon le Secrétaire Général, cette deuxième session ordinaire sera principalement consacrée à la situation financière de l’Eglise du Mali en particulier à la budgétisation et à la gestion des structures essentielles telles que l’enseignement catholique, les œuvres sociales et les institutions nationales. L’objectif donc de cette rencontre, poursuit-il, est d’évaluer la situation actuelle, d’identifier les défis majeurs et surtout de dégager ensemble des orientations réalistes, responsables et solidaires, afin d’assurer la continuité et la crédibilité de la mission de l’Église dans un contexte marqué par Abel, seront abordés au cours de ces travaux des évêques : L’ordre du jour de cette session est particulièrement riche et reflète bien les priorités actuelles de l’Eglise au Mali. Ainsi, confie l’abbé Abel, les évêques examineront d’abord la situation financière de l’économat national ainsi que le village et le compte de résultat de la ferme Songhaï. Cette ferme initiée dans une perspective d’auto prise en charge progressif de l’Eglise à l’image de l’expérience de la ferme songhaï au Bénin. Ils se pencheront ensuite sur la situation financière de l’enseignement catholique qui traverse actuellement une période de difficultés. Une réflexion de refondation de cette structure est en cours afin de lui redonner stabilité et crédibilité. Les évêques feront également le point sur la marche de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, Unité Universitaire de Bamako (UCAO/UUBA) ainsi que sur celle de l’hôpital Mali Gabado, un projet soutenu par des volontaires italiens et porteur d’espérance pour le secteur de la santé. Enfin, conclut l’abbé KASSONGUE, cette session permettra aux évêques de procéder à quelques nominations de responsables de structures nationales dont les mandats arrivent à leur terme. L’ensemble de ces points montre que cette session pousse à la fois à la gestion est responsable à la mission pastorale, à la solidarité et en organisation de l’Eglise au Mali.

M. l’abbé Abel KASSONGUE se prononce par ailleurs sur le contexte sociopolitique dans lequel se tient cette assemblée : Pour lui, le contexte sociopolitique et sécuritaire particulièrement délicats pour le Mali, qui, rappelle l’abbé Abel, traverse depuis quelques années une période marquée par l’instabilité sécuritaire : les déplacements des populations, les difficultés économiques et autres qui sont autant de réalités qui affectent profondément la vie quotidienne des populations et fragilisent les structures sociales éducatives et sanitaires. Dans ce contexte l’Eglise au Mali partage les souffrances, les inquiétudes et les espérances des peuples. Elle est elle-même touchée par ces difficultés notamment dans la gestion de ses œuvres, en particulier l’enseignement catholique et les services sociaux qui dépendent largement des ressources devenues plus rares. C’est donc dans un climat à la fois exigent et porteur de responsabilités que les évêques se réunissent pour discerner comment peut continuer à remplir sa mission d’annonce de l’Évangile, de cohésion sociale et de promotion de la paix et de service des plus vulnérables, tout en s’adaptant aux réalités actuelles du pays.
Comme on le voit, les défis ne manquent pas. Le Secrétaire Général de CEM en cite quelques-uns : Il y a d’abord le contexte sécuritaire et sociopolitique lui-même, dont la fragilité affecte la vie quotidienne des populations et limite parfois l’action pastorale. Il y a aussi le défi de la pauvreté croissante, du chômage des jeunes, du déplacement des populations. Sur le plan ecclésial, l’Eglise fait face aux défis de la formation, de la pérennité des œuvres dans un contexte majoritairement musulman où le témoignage doit rester humble, respectueux et fraternel. En tout cas l’ambianc entre musulmans et chrétiens se passe dans la fraternité et la solidarité de tout ce que nous vivons dans le pays. Malgré tout cela, l’abbé Abel KASSONGUE conclut sur une note d’espérance : Face à tous ces défis, l’Église malienne garde une espérance vivante, fondée sur la fidélité du Seigneur et la force de l’Esprit Saint. Elle croit que malgré les difficultés économiques, sécuritaires et sociales, la foi, la prière et l’engagement des communautés chrétiennes continueront de soutenir sa mission d’annonce de l’Évangile, du service des plus vénérables et de promotion de la paix. Cette espérance se traduit par la persévérance, la solidarité entre les diocèses et la confiance en l’Église universelle pour surmonter les obstacles et construire un avenir de justice de cohésion et de développement pour le peuple malien. Et, pour finir, il lance cet appel fraternel : Nous demandons avant tout la prière. Car sans elle nous efforts et leurs fragiles. Nous avons besoin de sentir que nous ne sommes pas seuls au Mali. Nous appelons aussi à la solidarité ecclésiale, notamment pour soutenir l’enseignement catholique et les œuvres sociales qui sont souvent un signe concret de l’amour du Christ pour tous sans distinction. Enfin nous demandons à l’Église universelle de continuer à croire à l’Eglise au Mali, petite en nombre mais riche par la foi, son engagement pour paix pour le devenir de servir l’Église dans toutes ses dimensions.
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