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Abah Anthony John

Par Abah Anthony John

Abuja, 08 octobre, 2026 / 3:04 (ACI Africa).

Un prêtre catholique nigérian a appelé à renouveler la culture de l’attention à l’autre, du respect mutuel et de la responsabilité partagée au sein de l’Église, alors que les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs continuent de faire face aux exigences et aux pressions de la vie pastorale.

Dans son ouvrage de 239 pages intitulé « Care and Unity among Priests, Religious, and the Laity with Biblical Roots » (« Le souci de l’autre et l’unité entre les prêtres, les religieux et les laïcs : fondements bibliques »), le Père Michael Ufok Uduekpo explore les fondements bibliques et les dimensions pratiques des relations entre les prêtres, les hommes et les femmes consacrés ainsi que les fidèles laïcs, en mettant particulièrement l’accent sur la communion, la collaboration et la mission commune de l’Église.

Dans un entretien accordé à ACI Afrique en marge de la présentation publique du livre, le Père Uduekpo, du diocèse catholique d’Ikot Ekpene, au Nigeria, a déclaré que l’accent mis actuellement sur la synodalité dans l’Église catholique l’avait encouragé à écrire cet ouvrage.

« J’ai été encouragé par le Synode sur la synodalité, le synode que le pape François a effectivement initié et qui se poursuit, non seulement dans l’Église universelle, mais aussi dans les Églises particulières », a-t-il déclaré lors de l’entretien du 8 octobre.

Le prêtre catholique nigérian a expliqué que l’attention à l’autre et l’unité impliquent la fraternité, le don de soi, le soutien mutuel, l’humilité et la collaboration entre tous les baptisés.

« Par l’attention à l’autre et l’unité, j’entends l’importance pour les prêtres, les membres du clergé, les sœurs et les religieux de manifester cet esprit de charité fraternelle, une sollicitude sans réserve, le don de soi et la synodalité entre tous les baptisés », a-t-il déclaré.

Le Père Uduekpo a souligné que la mission de l’Église est fondamentalement relationnelle et qu’elle ne peut être menée à bien par un seul groupe agissant isolément.

« Nous savons tous que la mission du Christ, la mission de l’Église, est relationnelle. Et personne ne peut l’accomplir seul. Même lorsque nous pensons à Dieu le Père, à Dieu le Fils et à Dieu le Saint-Esprit, la mission de l’Église a toujours été celle de la communion et de l’attention à l’autre », a-t-il déclaré.

« Les prêtres, les sœurs et les laïcs doivent travailler ensemble, s’écouter mutuellement, être attentifs aux besoins les uns des autres et cultiver un esprit de compassion et de sollicitude réciproque au sein de l’Église. Cela s’étend également aux domaines du discernement, de la responsabilité, du respect envers nos évêques et nos supérieurs, ainsi que du respect mutuel, dans un esprit d’humilité et d’inclusion », a-t-il ajouté.

Réfléchissant aux tensions susceptibles de surgir entre les membres de l’Église, le prêtre a désigné la nature humaine comme l’un des défis à relever.

« Certains de ces défis peuvent également être liés à la nature humaine. Il n’est pas toujours facile pour les gens de vivre ensemble, même au sein d’une famille », a-t-il déclaré.

« Rappelons que l’une des meilleures définitions de l’Église, qui met en lumière la réalité de l’Église en Afrique, consiste à la considérer comme la famille de Dieu », a affirmé le Père Uduekpo.

« L’Église n’appartient pas à une seule de ses composantes. Elle n’appartient pas uniquement au clergé. Elle n’appartient pas uniquement aux religieux. Elle n’appartient pas uniquement aux fidèles laïcs », a-t-il déclaré.

Le prêtre nigérian a identifié la participation active à la liturgie, la communication et le dialogue comme des moyens pratiques importants pour surmonter les divisions au sein des communautés ecclésiales.

« Si les membres du clergé, les prêtres, les religieux, les hommes et les femmes laïcs, les jeunes et toutes les composantes de l’Église participent véritablement, fidèlement et avec dévouement à la liturgie, dans un esprit de spiritualité, cela peut contribuer à atténuer les aspérités qui entravent l’unité entre les membres de l’Église », a-t-il déclaré.

« Les êtres humains sont des êtres de communication. Nous devons parler, communiquer et cultiver un esprit de fraternité et de dialogue mutuel », a-t-il ajouté.

Le Père Uduekpo a appelé à une participation accrue des fidèles laïcs à la planification pastorale et à la gouvernance de l’Église.

« Une bonne gouvernance et une planification pastorale adéquate dans nos paroisses et nos diocèses constituent également des moyens d’y parvenir. Le curé doit associer les autres membres de la communauté, les laïcs et les fidèles », a-t-il déclaré.

Le professeur fondateur de la Faculté ecclésiastique de théologie de l’Université Veritas d’Abuja a également évoqué les expériences de solitude, d’épuisement professionnel et de découragement chez les prêtres et les religieux.

« Le principe de subsidiarité est très important. Il faut être organisé, avoir une méthode, planifier, établir un programme et un emploi du temps, tout en trouvant du temps pour le repos et les vacances », a-t-il déclaré.

« Le curé reconnaît les dons et le rôle de son vicaire ainsi que ceux des fidèles laïcs, au lieu qu’une seule personne prétende pouvoir tout faire, sans pour autant rien maîtriser véritablement. Nous devons donc apprendre à répartir les responsabilités et à reconnaître les talents de chacun des membres de l’Église », a-t-il affirmé.

Le Père Uduekpo a également appelé à renforcer la formation des prêtres, des religieux et des agents pastoraux, soulignant que ceux auxquels sont confiées des responsabilités pastorales doivent eux-mêmes être formés aux vertus qu’ils sont appelés à promouvoir.

« La formation des acteurs chargés de promouvoir l’attention à l’autre et l’unité dans l’Église est très importante. La formation des prêtres, qui passe par un retour aux fondements essentiels de la vie au séminaire

Abah Anthony John

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Père Paul DAH