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CERAO

BENIN

La Conférence Episcopale du Bénin (CEB)a tenu, du 6 au 8 janvier courant, à son siège, la deuxième Session Plénière Ordinaire de l’année pastorale 2025-2026, sanctionnée par un communiqué final, en 12 points.

BURKINA FASO

Un atelier a réuni le conseil de pastorale sociale en vue de coordonner les activités pour les cinq prochaines années. Il s’agit, selon Mgr Justin Kientega, évêque de Ouhigouya et président du Conseil épiscopal de de pastorale sociale, le but de cet atelier est d’en arriver à une synergie d’action des six commissions épiscopales, membres de ce Conseil, à savoir : la commission épiscopale justice et paix, l’OCADES Caritas, la commission des migrants et des réfugiés, celle de l’éducation catholique, la commission de communication sociale et la commission de la pastorale de la santé. A cet effet, un plan a été élaboré au cours de l’atelier afin que la vision soit commune et que les activités diverses convergent pour le bien des populations du Burkina Faso

CÔTE D’IVOIRE

Mgr Jean-Pierre Tiémélé ordonné évêque d’Abengourou : Le samedi 3 janvier 2026, Mgr Jean-Pierre Tanoh Tiémélé a été ordonné évêque et a pris possession canonique du diocèse d’Abengourou, devenant le sixième pasteur de cette Église locale. La célébration, présidée par le nonce apostolique Mgr Mauricio Rueda Beltz, a rassemblé l’épiscopat ivoirien, des prélats étrangers, ainsi que les autorités coutumières et administratives.

Dans son homélie, le Nonce a rappelé que l’épiscopat est un don et un service, exhortant le nouvel évêque à marcher au-devant de son peuple et à témoigner de la foi. Après les rites d’ordination et la remise des insignes épiscopaux, Mgr Tiémélé a exprimé sa gratitude envers Dieu, le pape Léon XIV et ses prédécesseurs, affirmant : « Vivre sera le Christ, et vous affermir sera ma mission ». Soutenu par des gestes de solidarité, dont un don du Président de la République, le diocèse d’Abengourou ouvre une nouvelle page de son histoire.

NIGERIA

  • Au moins 42 personnes ont été tuées et un nombre indéterminé de femmes et d’enfants enlevés lors d’une série d’attaques coordonnées de bandits armés entre le 28 décembre 2025 et le 3 janvier 2026 dans le territoire du diocèse catholique de Kontagora (Nigeria).

Selon le Père Matthew Stephen Kabirat, Directeur de la Communication Sociale du diocèse, les assaillants, circulant à moto depuis la réserve de Kainji, ont traversé plusieurs villages, incendiant maisons, marchés et greniers, et détruisant des biens dans l’église catholique de Sokonbora.

Le 3 janvier, le village de Kasuwan Daji a été particulièrement ciblé : les bandits ont incendié le marché et exécuté 42 hommes, avant d’enlever des femmes et des enfants. Les attaques se sont déroulées sans intervention sécuritaire, provoquant une vague de panique et des déplacements massifs de populations.

  • Dans son message de Nouvel An,  le 3 janvier, le secrétaire général de la Conférence épiscopale du Nigeria, le Père Michael Banjo, a invité les fidèles à commencer 2026 avec gratitude et confiance en Dieu, malgré les épreuves vécues en 2025. Il a rappelé que l’espérance chrétienne n’est pas un optimisme passif mais une responsabilité vécue dans la foi, capable de transformer la société.

Sous le thème « La foi au service de la nation », il a exhorté les citoyens à agir avec honnêteté et justice, et appelé les dirigeants à rejeter la corruption et l’abus de pouvoir, affirmant que le renouveau du pays dépend avant tout de consciences renouvelées.

  • Les militants catholiques de CitizenGo ont adressé, le 8 janvier, une pétition au ministre nigérian des Affaires étrangères pour dénoncer la persécution des chrétiens dans le pays, qualifié de « l’endroit le plus dangereux au monde pour suivre Jésus ». Ils décrivent des villages incendiés, des enlèvements d’enfants et des églises réduites en cendres, appelant la communauté internationale à agir. La pétition salue les frappes aériennes américaines menées à Noël 2025 contre des cellules de l’État islamique au nord-ouest du Nigeria, ainsi que la désignation du pays comme « particulièrement préoccupant » en matière de liberté religieuse. CitizenGo exhorte désormais les gouvernements à imposer des sanctions et interdictions de visa contre les responsables et complices des massacres, rappelant que « 8 chrétiens sur 10 tués pour leur foi dans le monde le sont au Nigeria ».

SENEGAL

Le Saint-Père Léon XIV a nommé évêque coadjuteur du diocèse de Kolda le révérend Joseph Francis Badji, du clergé du diocèse de Ziguinchor, jusqu’à présent recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint-Jean-Marie-Vianney de Brin, à Ziguinchor.

Joseph Francis Badji est né le 1er janvier 1966 à Ziguinchor. Après avoir étudié la philosophie au Grand Séminaire Interdiocésain Saint Jean Marie Vianney à Brin et la théologie au Grand Séminaire François Libermann à Sebikhotane, il a obtenu une maîtrise en philosophie à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) à Abidjan.

Il a été ordonné prêtre le 28 décembre 1994.

Il a occupé les fonctions suivantes : vicaire de la cathédrale Notre-Dame des Victoires à Kolda (1994-1997) ; formateur et professeur au cycle philosophique du Grand Séminaire interdiocésain Saint Jean Marie Vianney de Brin (depuis 2001) ; Responsable de la formation permanente des prêtres (2011-2016) ; Recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint Jean Marie Vianney de Brin (depuis 2017).

  • AES

Les pays de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont condamné, jeudi, l’action militaire menée par les États-Unis d’Amérique contre le Venezuela.

« La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a suivi, avec une vive préoccupation, les informations relatives à une opération militaire menée par les États-Unis d’Amérique sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela qui a abouti à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse », a indiqué un communiqué des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger publié sur les sites d’information de leurs ministères des affaires étrangères.

Rappelant que « l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoire ou l’indépendance politique d’un autre État est une ingérence inacceptable et constitue un acte d’agression », la Confédération AES a déclaré qu’elle « condamne fermement » l’action militaire américaine au Venezuela, la considérant comme un « acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la charte des Nations Unies ».

Regrettant « profondément cette violation du droit international, de surcroît par un membre du Conseil de sécurité », l’AES a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU à « assumer pleinement sa mission au regard de la charte, en condamnant clairement l’action militaire américaine et oeuvrant au rétablissement de la légalité internationale ».

Dans la nuit du 2 au 3 janvier courant, l’armée américaine a mené               une opération, dénommée « Absolute Resolve », au Venezuela qui a abouti à la capture du couple présidentiel vénézuelien.

Le président déchu Nicolas Maduro et son épouse ont été transférés aux États-Unis où ils sont poursuivis de plusieurs chefs d’accusation devant la justice américaine.

AFRIQUE

GABON : Vers une consultation sur la peine de mort : Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé, lors de son discours du Nouvel An, qu’il consulterait la population sur une éventuelle réintroduction de la peine de mort pour les auteurs de « meurtres rituels ». Abolie en 2010, cette peine pourrait revenir dans le débat public face à la recrudescence de ces crimes.

L’émotion reste vive après le meurtre de Pascal Cameron Loko, 13 ans, retrouvé mort en décembre à Libreville. L’un des suspects a reconnu avoir agi sur ordre d’un commanditaire à des fins fétichistes.

La Conférence épiscopale du Gabon, réunie à Oyem le 28 décembre, a dénoncé ces pratiques « barbares » et exhorté les forces de sécurité à assumer leurs responsabilités pour restaurer la confiance des citoyens

CITE DU VATICAN

  • le pape invite à prier avec la Parole de Dieu

Pour le mois de janvier, le pape Léon XIV appelle les fidèles à prier avec les Écritures, qu’il décrit comme « la lettre d’amour de Dieu à l’humanité ». Dans une vidéo diffusée le 7 janvier, il a exhorté chacun à apprendre, pratiquer et aimer cette forme de prière.

Le Réseau mondial de prière du pape et le Dicastère pour la communication ont lancé l’initiative « Priez avec le pape », qui diffusera chaque mois ses intentions par vidéos et enregistrements audio, afin d’unir spirituellement l’Église universelle et de mieux rejoindre les fidèles à l’ère numérique.

  • Devant les ambassadeurs, Léon XIV détaille sa vision géopolitique de l’époque : « La paix est recherchée par les armes comme condition pour affirmer sa propre domination. Et cela menace gravement l’État de droit, qui est le fondement de toute coexistence civile pacifique » a déploré Léon XIV vendredi 9 janvier, s’adressant au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège depuis la salle des Bénédictions. Recevant les ambassadeurs, le Pape a partagé une réflexion sur notre époque, «si troublée par la multiplication des tensions et des conflits ».
  • Consistoire extraordinaire : mission et synodalité au cœur des débats Réunis à Rome les 7 et 8 janvier pour le premier Consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV, 170 cardinaux ont retenu deux thèmes prioritaires pour l’avenir de l’Église : la mission et la synodalité.

Dans son discours d’ouverture, le Souverain Pontife a rappelé que l’Église ne rayonne pas de sa propre lumière mais de celle du Christ, « Lumière des nations », et que sa mission s’accomplit par l’attraction de l’amour divin, non par le prosélytisme. Il a souligné que l’unité des croyants est le signe le plus fort de ce témoignage : « l’unité attire, la division disperse ».

MONDE

VENUZUELA : le Saint-Siège rappelle sa neutralité face à l’opération américaine. L’opération militaire menée par les États-Unis contre le président vénézuélien Nicolás Maduro rappelle l’invasion du Panama en 1989, lorsque le dictateur Manuel Noriega avait trouvé refuge à la Nonciature apostolique. À l’époque, le Saint-Siège avait défendu la souveraineté et la neutralité diplomatique, refusant de livrer Noriega sans son consentement.

Aujourd’hui, le pape Léon XIV et la Conférence épiscopale vénézuélienne dénoncent les violences et appellent au respect de la souveraineté nationale. Les évêques ont exprimé leur solidarité avec les familles des victimes (environ 80 morts) et réaffirmé leur engagement pour l’unité et la paix. La diplomatie vaticane, forte de son expérience, poursuit discrètement ses efforts pour favoriser une issue pacifique au conflit.

Père Paul DAH